Les 16 000 postes supprimés se répartissent comme suit :
- 12 202 postes d’enseignants stagiaires supprimés du fait de la réforme de la formation des enseignants (dite «masterisation») ;
- 2658 ETP (équivalents temps plein) créés dans le premier degré;
- 144 ETP (équivalents temps plein) créés dans le second degré en ZEP ;
- et 600 postes de personnels administratifs supprimés.
Au total, cela représente selon le ministère le non renouvellement de 7000 postes dans le premier degré et 6 589 postes dans le second degré publics.
Le ministère annonce en outre que 300 postes d'infirmiers scolaires seront à redéployer.
Pour sa part, l'enseignement privé se verra retirer 1 400 ETP, ce qui correspond au solde des 1 876 postes de stagiaires supprimés et 476 créations de postes.
Sur la ventilation des dépenses, le ministère prévoit 6 grands axes pour 2010 :
- 25 millions d'euros seront consacrés aux bourses et 100 millions aux stages en responsabilité dans le cadre de la masterisation ;
- des fonds seront prévus pour l'aide individualisée et les passerelles dans le cadre de la Réforme de l’enseignement professionnel avec en prime, la aussi, des pertes de postes correspondant à la deuxième année d’application de la réforme du Bac Pro ;
- la réforme du lycée ;
- la scolarisation des enfants handicapés avec la création de 200 UPI en 2010 et l’accueil de 10 000 élèves handicapés supplémentaire pour un engagement financier de 269 millions d'euros;
- l'orientation avec la généralisation des plateformes ONISEP
- les ressources humaines avec par exemple 5 millions d'euros pour le prêt à taux zéro et 110 millions pour la formation continue. Â
On peut particulièrement constater que malgré les intentions affichées, le ratio 80/20 entre enseignement public et établissements privés n’est pas appliqué puisque, si c’était le cas, le privé perdrait 3 200 postes et non 1400.
L’affichage de la hausse du budget de l’Education de 1,6% par rapport à 2009 est en outre à mettre sur le compte du financement des pensions, tout comme l’année précédente. Il n’est donc à signaler aucun engagement budgétaire supplémentaire mais une dégradation substantielle de l’investissement de la Nation dans l’Education.
Bien cordialement,
Jean-Jacques Hazan, Président
Christiane Allain, Secrétaire générale
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